sexta-feira, 8 de dezembro de 2017

EMMANUEL MACRON - «Le crayon des enchantements», hommage national à JEAN D'ORMESSON

« Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? Il n’est pas impossible… Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même ne peut rien contre moi.»
Dernières phrases écrites par Jean d'Ormesson

Capture d'écran

«Trouver les mots pour celui qui les aimait tant et s'est tu à jamais.
Hommage à l'immortel Jean d'Ormesson.» 
Extraits du discours du Président de la République, Emmanuel Macron:

« Ne fut-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir.
(...)
C’est cette clarté qui d’abord nous manquera et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre. Jean d’Ormesson fut ce long été auquel pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude.
(...)
Vous aviez écrit: "À l'enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Deferre, un chapeau, moi je voudrais un crayon, pas d'épée, pas de croix (...) un simple crayon à papier". Nous vous demandons pardon, monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté. Pardon pour cette pompe qui n'ajoute rien à votre gloire. 
(...) 
Du moins puis-je vous rester fidèle en déposant sur votre cercueil ce que vous avez voulu y voir: un simple crayon, le crayon des enchantements. Qu'il soit aujourd'hui celui de notre immense gratitude et de notre souvenir."

terça-feira, 5 de dezembro de 2017

JEAN D'ORMESSON (1925-2017)

Jean d’Ormesson, disparition d’un immortel


« Il a toujours dit qu’il partirait sans avoir tout dit et c’est aujourd’hui », a déclaré sa fille Héloïse ce matin à l’AFP. Un visage joyeux, des yeux bleus espiègles, un sourire charmeur, tel est le portrait de cet immortel qui nous a quitté dans le nuit du lundi 4 au mardi 5 décembre, décédé d’une crise cardiaque, à l’âge de 92 ans.
Jean Bruno Wladimir François de Paule Le Fèvre d’Ormesson est né le 16 juin 1925 à Paris. Son père ambassadeur l’entraîne en Bavière, en Roumanie ou au Brésil. Le jeune Jean y gagne le goût pour la France éternelle, la certitude que notre culture et notre littérature sont des phares pour le monde entier. Lors de ses études, pour échapper à Sciences Po, Jean d’Ormesson entre en hypokhâgne, puis intègre l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, juste après la seconde guerre mondiale. Il passe l’agrégation de philosophie et se résout à enseigner. Il entre en 1950 à l’Unesco, où il devient l’assistant de Jacques Rueff au Conseil international de la philosophie et des sciences humaines nouvellement créé – qu’il dirigera plus tard. Il participe aussi, avec Roger Caillois, à la revue des sciences humaines Diogène, dont le premier numéro sort en 1953. Il déclarait détester les réunions et les comités de rédaction, ce qui ne l’empêchera pas de diriger Le Figaro entre 1974 et 1977.
La littérature fut la grande affaire de sa vie. Il l’embrasse en 1956 avec « L’amour est un plaisir », mais il ne connaît son premier grand succès qu’en 1971, avec « La Gloire de l’Empire » ; un roman récompensé par le Grand Prix de l’Académie française qui l’accueillera 2 ans plus tard, en octobre 1973, au fauteuil n°12, succédant ainsi à Romain Rolland. D’Ormesson écrivit jusqu’à son dernier souffle. Au total, une quarantaine de livres souvent autobiographiques (« Le Rapport Gabriel », « Du côté de chez Jean » …) où se mêlent l’humour, l’érudition, l’amour et les drames parfois de la vie.
Son grand combat fut celui de permettre à Marguerite Yourcenar d’être la première femme à intégrer le cénacle masculin de l’Académie. Plus tard, Michel Mohrt, Maurice Rheims, Jean-Marie Rouart ou Simone Veil lui devront leur élection.
MERCI:https://www.radioclassique.fr/magazine/articles/jean-dormesson-disparition-dun-immortel/





segunda-feira, 4 de dezembro de 2017

sexta-feira, 1 de dezembro de 2017

A Natureza também sabe ...


São João de Rei, fotografia de José Maria Laura

Manifestação na Ferreira !

Os nossos alunos do Curso Profissional de Saúde estão vigilantes, conscientes, e alertaram toda a comunidade escolar para os perigos da Sida. Com jovens assim a esperança ganha boas dimensões.

PARABÉNS pela iniciativa aos alunos e aos seus professores.


 



Fotografias de Maria Laura Matos