quinta-feira, 15 de janeiro de 2015

JMG LE CLÉZIO - Lettre

LETTRE À MA FILLE, AU LENDEMAIN DU 11 JANVIER 2015, PAR JMG LE CLÉZIO
Tu as choisi de participer à la grande manifestation contre les attentats terroristes. Je suis heureux pour toi que tu aies pu être présente dans les rangs de tous ceux qui marchaient contre le crime et contre la violence aveugle des fanatiques. J’aurais aimé être avec toi, mais j’étais loin, et pour tout dire je me sens un peu vieux pour participer à un mouvement où il y a tant de monde. Tu es revenue enthousiasmée par la sincérité et la détermination des manifestants, beaucoup de jeunes et des moins ­jeunes, certains familiers de Charlie Hebdo,d’autres qui ne le connaissaient que par ouï-dire, tous indignés par la lâcheté des attentats. Tu as été touchée par la présence très digne, en tête de cortège, des familles des victimes. Emue d’apercevoir en passant un petit enfant d’origine africaine qui regardait du haut d’un balcon dont la rambarde était plus haute que lui. Je crois en effet que cela a été un moment fort dans l’histoire du peuple français tout entier, que certains ­intellectuels désabusés voudraient croire frileux et pessimiste, condamné à la soumission et à l’apathie. Je pense que cette journée aura fait reculer le spectre de la discorde qui menace notre société plurielle. Il ­fallait du courage pour marcher désarmés dans les rues de Paris et d’ailleurs, car si parfaite soit l’organisation des forces de police, le risque d’un attentat était bien réel. Tes parents ont tremblé pour toi, mais c’est toi qui avais raison de braver le danger. Et puis il y a toujours quelque chose de miraculeux dans un tel moment, qui réunit tant de gens divers, venus de tous les coins du monde, peut-être justement dans le regard de cet enfant que tu as vu à son balcon, pas plus haut que la rambarde, et qui s’en souviendra toute sa vie.
Cela s’est passé, tu en as été témoin.
Maintenant il importe de ne pas oublier. Il importe – et cela revient aux gens de ta génération, car la nôtre n’a pas su, ou n’a pas pu, empêcher les crimes racistes et les dérives sectaires – d’agir pour que le monde dans lequel tu vas continuer à vivre soit meilleur que le nôtre. C’est une entreprise très difficile, presque insurmontable. C’est une entreprise de partage et d’échange. J’entends dire qu’il s’agit d’une guerre. Sans doute, l’esprit du mal est présent partout, et il suffit d’un peu de vent pour qu’il se propage et consume tout autour de lui. Mais c’est une autre guerre dont il sera question, tu le comprends : une guerre contre l’injustice, contre l’abandon de certains jeunes, contre l’oubli tactique dans lequel on tient une partie de la population (en France, mais aussi dans le monde), en ne partageant pas avec elle les bienfaits de la culture et les chances de la réussite sociale. Trois assassins, nés et grandis en France, ont horrifié le monde par la barbarie de leur crime. Mais ils ne sont pas des barbares. Ils sont tels qu’on peut en croiser tous les jours, à chaque instant, au lycée, dans le métro, dans la vie quotidienne. A un certain point de leur vie, ils ont basculé dans la délinquance, parce qu’ils ont eu de mauvaises fréquentations, parce qu’ils ont été mis en échec à l’école, parce que la vie autour d’eux ne leur offrait rien qu’un monde fermé où ils n’avaient pas leur place, croyaient-ils. A un certain point, ils n’ont plus été maîtres de leur destin. Le premier souffle de vengeance qui passe les a embrasés, et ils ont pris pour de la religion ce qui n’était que de l’aliénation. C’est cette descente aux enfers qu’il faut arrêter, sinon cette marche collective ne sera qu’un moment, ne changera rien. Rien ne se fera sans la participation de tous. Il faut briser les ghettos, ouvrir les portes, donner à chaque habitant de ce pays sa chance, entendre sa voix, apprendre de lui autant qu’il apprend des autres. Il faut cesser de laisser se construire une étrangeté à l’intérieur de la nation. Il faut remédier à la misère des esprits pour guérir la maladie qui ronge les bases de notre société démocratique.
Je pense que c’est ce sentiment qui a dû te frapper, quand tu marchais au milieu de cette immense foule. ­Pendant cet instant miraculeux, les barrières des classes et des origines, les différences des croyances, les murs séparant les êtres n’existaient plus. Il n’y avait qu’un seul peuple de France, multiple et unique, divers et battant d’un même cœur. J’espère que, de ce jour, tous ceux, toutes ­celles qui étaient avec toi continueront de marcher dans leur tête, dans leur esprit, et qu’après eux leurs enfants et leurs petits-enfants continueront cette marche.

quarta-feira, 14 de janeiro de 2015

UNICEF - Les enfants du Nigéria

Environ 2 000 enfants, femmes et personnes âgées innocentes, ont été massacrés à Baga, selon les informations.
Une jeune fille a été envoyée à sa mort, une bombe attachée au torse, à Maiduguri.
Et ne l'oublions pas, plus de 200 filles ont été arrachées à leurs familles, et sont toujours portées disparues.
Tous solidaires avec les enfants du #Nigéria.

terça-feira, 13 de janeiro de 2015

A Nigéria... Tão longe de Paris...

Boko Haram: Bispo nigeriano pede ao mundo que olhe não só para Paris

Publicado ontem às 16:42


Depois da onda de solidariedade em resposta ao atentado no jornal Charlie Hebdo, surge o apelo dum bispo da Nigéria para que o mundo olhe para os ataques que estão a ser feitos pelo Boko Haram.
Ontem, já a UNICEF tinha vindo dizer que os ataques deste fim de semana usando crianças com explosivos «deviam estar a pesar na consciência do mundo».
Agora é o bispo católico Igantius Kaigama que vem pedir ajuda, à semelhança da mobilização que aconteceu em Paris. O apelo do bispo Kaigama foi feito aos microfones da rádio BBC.
«Estão a matar centenas de pessoas na Nigéria, incluindo crianças e a comunidade internacional tem que olhar para aqui como olhou para Paris», pede este responsável religioso: «Vejo a resposta muito positiva do Governo francês para enfrentar a questão da violência religiosa depois do homicídio de cidadãos franceses. Precisamos que esse espírito se espalhe, não só quando acontece na Europa, (mas também) quando acontece na Nigéria, no Níger, nos Camarões e em muitos países pobres».
O bispo Kaigama é claro: as autoridades da Nigéria não estão a fazer o suficiente para enfrentar o Boko Haram. A ajuda tem que vir de fora
Este foi um fim de semana com particular violência na Nigéria: duas raparigas, uma delas com apenas 10 anos, fizeram-se explodir num mercado no norte do país, matando pelo menos 23 pessoas. Dias antes, a 3 de janeiro, o Boko Haram atacou duas vezes a localidade de Baga. Centenas de pessoas foram mortas
B.B. com Lusa
AQUI:http://www.tsf.pt/PaginaInicial/Internacional/Interior.aspx?content_id=4337489

domingo, 11 de janeiro de 2015

TRYO - #JeSuisCharlie



Tignous était notre ami. Nous dédions cette chanson à sa famille et à toutes les victimes de ces terribles journées...
SON
Auteur-compositeur: Guizmo
Mixage: Gérome Briard (LPDLP)
Mastering: Simon Capony (Basalte Studio)
IMAGES
Extraits des films réalisés en janvier 2012 lors des 18 ans de l'ONG "CLOWNS SANS FRONTIÈRES".
Réalisation: Gilles Porte
Image: Samuel Lahu
Montage: Benjamin Anton
Coordination: Malik Nahassia

MERCI: http://www.tryo.com/site/post/2015/01/11/charlie

Une partie des PAROLES

Le monde a changé, Charlie
C'est ce qui t'a tué, Charlie
C'est pas Mahomet
C'est juste des enragés, Charlie
La France a pleuré, Charlie
Et ta liberté chérie
Elle est immortelle
Tu la vois du ciel
Le monde est cruel mais la vie est belle
On a tué ta vie, Charlie, mais pas tes idées, Charlie
On va les chanter mon frère et ces cons vivront l'enfer
Un monde libéré, Charlie où on peut se marrer aussi
Au milieu du vacarme, du jihad et des armes
il reste la culture, l'humour et la nature
Eh eh eh eh je suis Charlie
(...)
Et la France toute entière restera debout.